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L'Ă©preuve orale

Prépa scientifiques


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I / Remarques générales

La préparation à l’oral intervient toujours tardivement, les étudiants la remettant à la période qui suit les résultats d’admissibilité. C’est une grave erreur !

En effet, il n’y a pas de meilleure préparation à l’écrit, à ses exigences de rigueur et de synthèse, que celle de l’oral. Tout d’abord, les exigences ne varient pas de l’écrit à l’oral, les rapports successifs de jury le confirmant explicitement. Il y a mille façons de penser, mais pas mille façons de bien penser. Ce qui vous est demandé à l’oral n’échappe pas à cette règle. Ensuite, les contraintes propres à l’oral, notamment celles qui touchent au temps, vous inciteront, dès le début de votre préparation, à clarifier votre pensée, à synthétiser vos analyses et à mobiliser vos connaissances. Enfin, si l’épreuve orale porte sur un programme beaucoup plus large et sans doute plus angoissant, vous atteler dès le départ à la préparation de l’oral vous permettra de dédramatiser la chose. Car vous vous apercevrez alors qu’il y a très peu de sujets intraitables et qu’en tous cas, vous ne serez jamais complètement démunis, faisant contre mauvaise fortune bon cœur.

Si l’oral est second chronologiquement, il demeure, logiquement, à parité avec l’écrit. C’est cette complémentarité qui est essentielle à votre succès.
Dès lors, il n’y a pas une méthode propre à l’oral, tout comme il n’y a pas de méthode propre à l’écrit, si on entend par méthode un catalogue de recettes qu’il suffirait d’appliquer pour réussir. En revanche, les conseils que nous vous proposons s’agissant de la dissertation valent également pour les oraux. Dans les deux cas, il s’agit d’ordonner de façon claire, pertinente et rigoureuse une réflexion personnelle capable d’attirer l’attention d’un jury qui, intéressé et sensible à votre conviction, vous entendra mais surtout vous écoutera.
Pourtant, ce qui fait la spécificité de l’oral, c’est précisément les contraintes rigoureuses auxquelles il vous astreint et c’est là peut-être que la question de la méthode devient aiguë, puisqu’à défaut d’une pratique régulière, il vous sera bien difficile d’affronter ces contraintes. Mais quelles sont-elles ?
Le temps tout d’abord : vous disposez seulement de 30 minutes pour préparer votre oral et vous disposez de 10 minutes pour le présenter. Dans les deux cas, cela passe très vite. Autant donc vous familiarisez avec ces délais si courts.

La nature de l’exercice ensuite : il ne s’agira pas de lire des notes, pour la simple et bonne raison que vous n’aurez pas le temps de rédiger en entier votre travail. Il faut donc savoir conserver la dimension essentiellement vivante et orale de l’épreuve, épreuve qui, rappelons-le, est véritablement la manifestation d’une parole vivante et singulière.
L’entretien avec le jury enfin : à l’issue des dix minutes consacrées à l’exposé oral, le jury sera amené, pendant une dizaine de minutes également, à vous interroger sur tel ou tel point de votre analyse, sur telle ou telle obscurité, voire même sur telle ou telle contradiction. Aux aptitudes à développer oralement une réflexion s’ajoute donc une aptitude à entendre ce qui vous est demandé, ce qui suppose toujours une très grande disponibilité en même temps qu’une certaine humilité à l’égard de votre propre savoir.
Vous le voyez, l’exercice n’est pas simple. Voici donc quelques conseils.