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Construire sa dissertation : un exemple : Y a-t-il de bons préjugés ?

Un exemple : Y a-t-il de bons préjugés ?


Sommaire


I/ OĂą en sommes-nous ?

Nous avons vu dans le dossier précédent comment construire une argumentation. Nous allons, dans ce dossier, nous attacher à montrer quelle démarche suivre pour résoudre un problème. Dans un premier temps, nous avons vu les raisons pour lesquels les préjugés étaient mauvais et dangereux. Néanmoins, dès le début de notre analyse du sujet cf. dossier n°1, nous avions remarqué que si les préjugés étaient à combattre, nous ne pouvions consacrer notre vie à tout vérifier. Il s’agit donc de se demander ici si nous ne pouvons pas sauver le préjugé.
Là encore, il ne s’agit pas de juxtaposer des idées, et nous avons vu pourquoi, mais de construire une argumentation ayant une unité. Notre objectif dans cette seconde partie est donc de saisir en quoi le préjugé peut être sauvé. Dans votre travail, au brouillon, vous devez donc, une fois encore chercher tous les arguments, tous les exemples et toutes les références vous permettant de soutenir cette idée.

II/ Reprise du problème : notre deuxième partie

1/ Partons donc du simple constat que nous avions fait : nous ne pouvons passer notre vie à tout vérifier

Nous pouvons remarquer que si la plupart de nos croyances n’étaient pas globalement vraies nous ne pourrions simplement pas vivre et nous ne parviendrions même pas à survivre. La vérité de la plupart de nos croyances n’est peut être en un sens qu’infiniment probable, mais cette probabilité me donne davantage de connaissance et de possibilité d’action que je n’en aurais si je devais tout contrôler par moi-même. Notre survie et notre adaptation exigent donc que le mécanisme de formation de nos croyances, et donc pour l’essentiel de nos préjugés ne soit ni aussi producteur d’illusions ni donc aussi mauvais qu’on pourrait le croire à première vue. Nous sommes bien contraints de croire ce que nous voyons quand nous traversons la rue, et généralement, nos sens ne nous trompent pas. De même, nous sommes conduits généralement à faire confiance aux autres. Je fais confiance aux commerçants chez qui je vais faire mes courses, au médecin chez qui je me rends…Une vie de méfiance perpétuelle serait insupportable. Pensez à la position du despote qui doit sans cesse vérifier si on n’est pas en train de l’empoisonner, si on ne cherche pas à l’assassiner. Une telle vie exige tout un ensemble d’individus pour le protéger.
On peut donc en déduire que dans nos actions quotidiennes et dans notre rapport aux autres. Le préjugé paraît ainsi inséparable du lien social: nous ne pouvons vivre en société que parce que nous nous appuyons mutuellement sur les informations que nous nous donnons les uns les autres. Qu’il y ait du déchet pèse peu à côté de l’immense avantage que nous tirons de là.