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La méthode de la dissertation


Sommaire


C / La conclusion

La conclusion a une double tâche :
1 - Rappeler la structure générale du devoir, c'est-à-dire les différents moments de la démarche ; On récapitule donc ce qu'il y a à conserver de chaque partie comme élément de la réponse finale la réponse finale.
2 - Il faut formuler clairement cette réponse : votre réponse au sujet.
Evitez les prétendues ouvertures thématiques : le plus souvent elles sont très artificielles, très contestables et surtout elles n'apportent absolument rien au devoir.
N'oublier surtout pas de vous relire… Une véritable relecture prend au moins 10 minutes : ces quelques minutes peuvent transformer votre copie...

IV / Pour finir

La dissertation est un exercice difficile dont on met du temps à maîtriser toutes les exigences. Il est donc normal qu'elle vous donne du fil à retordre… mais elle est aussi un authentique exercice de pensée, qui dès qu'on le domine un peu devient à la fois stimulant et gratifiant.
Ne vous découragez donc pas, persévérez, car comme dans tout apprentissage, l'essentiel demeure votre propre pratique. Comme le disait Aristote "celui qui apprend à jouer de la cithare, apprend à jouer de la cithare en jouant de la cithare" ou si vous préférez "c'est en forgeant qu'on devient forgeron"…

B / Les différentes parties

1 - Unité :
Chaque partie correspond à une étape du raisonnement global, à une partie de la réponse finale. Chacune cependant doit aussi avoir une unité propre car elle correspond à un moment singulier qui doit malgré tout constituer à lui seul une réponse au sujet. En effet, ce n'est qu'à la fin de la partie que vous montrerez les limites de la réponse considérée.
Ainsi chaque partie se compose des éléments suivants :
- une formulation claire de la réponse qu'elle propose au sujet.
- une succession ordonnée d'arguments qui viennent justifier cette réponse : il peut s'agir d'éléments de définition de la notion abordée ou de raisonnements de nature philosophique (vous pouvez là utiliser votre cours…).
- des exemples ou des références qui viennent appuyer votre argumentation… Cependant l'utilisation de ces derniers comportent plusieurs dangers.
2 - Exemples et références :
- Les exemples : un exemple n'a aucune valeur par lui-même (il ne vaut en fait que pour le cas particulier qu'il évoque) ; il faut donc qu'il illustre une idée générale qui aura été exprimée avant lui (on ne commence donc jamais un raisonnement par un exemple). Par ailleurs, il faut veiller à éviter l'accumulation d'exemples : de manière générale, si un exemple illustre déjà une idée, il n'est pas utile d'en avancer un second qui ne fera que redoubler la fonction du premier (il faut donc choisir le plus convaincant…). Au total, il ne faut donc pas abuser des exemples qui ont tendance chez beaucoup d'élèves à se substituer aux véritables arguments philosophiques (deux ou trois, maximum pour tout le devoir).
- Les références : ce sont les éléments qui dans votre devoir empruntent à la pensée d'un philosophe. Il peut s'agir d'une définition, d'un éclairage original sur une notion ou d'un argument pour justifier une réponse.
Ces références ne sont jamais des passages obligés (il n'existe aucun sujet qui exige que l'on évoque tel ou tel auteur !). On peut très bien faire une excellente dissertation sans évoquer le moindre philosophe… Cependant, de toute évidence, leurs analyses peuvent beaucoup nous aider à penser.
En effet, le rôle d'une référence à un philosophe dans une dissertation n'est pas de faire plaisir au correcteur ou de montrer que vous avez bien appris votre cours (même si c'est tentant, il faut absolument se défaire de cette idée). Au contraire : cette référence ne vaut que si vous êtes parvenus à vous l'approprier, à l'intégrer à votre propre raisonnement. Les pensées des philosophes qui nous ont précédés ne sont pas des œuvres d'art à admirer de l'extérieur, mais plutôt des outils dont il faut apprendre à se servir.
Les parties de votre plan ne doivent donc jamais se définir par la référence à tel ou tel auteur (un plan du type : I - Descartes / II - Kant / III - Hegel est à bannir !). Elles ne doivent donc jamais non plus commencer par l'évocation d'une de ces références : c'est toujours votre propre démarche qui doit primer.
3 - Les transitions :
Les transitions constituent les quelques lignes qui séparent vos parties les une des autres. Elles ne doivent absolument pas être négligées, car elles donnent à votre démarche sa cohérence et sa continuité.
Leur tâche est double : elles doivent d'une part rappeler ce qui vient d'être acquis (résumer la partie qui s'achève) ; d'autre part elles doivent en souligner les limites ou les faiblesses et montrer que le problème n'est donc pas totalement résolu (pour justifier et annoncer la partie qui vient).